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Par Catherine Girard | Journal Métro

 Les courtiers immobiliers ne font pas que vendre des immeubles; ils peuvent aussi aider des clients à trouver la maison de leurs rêves. Mais les agents travaillent-ils réellement dans l’intérêt des acheteurs, ou tentent-ils au contraire de leur soutirer le prix le plus élevé possible, afin d’obtenir une meilleure commission?
«Il y a certains avantages à faire appel à un courtier lorsqu’on souhaite acheter une propriété. D’abord, ses services sont généralement gratuits. Sa rémunération provient d’un pourcentage sur la commission de l’agent inscripteur, c’est-à-dire l’agent du vendeur», explique Robert Nadeau, président et chef de la direction de l’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier au Québec (OACIQ). Ce n’est que lorsque la propriété est vendue sans intermédiaire (via un site tel que DuProprio) que les acheteurs ont à payer eux-mêmes leur courtier.

Faire affaire avec un courtier fait aussi économiser beaucoup de temps aux acheteurs, puisque c’est lui qui effectue les recherches, à partir de critères préétablis. «Pour les gens très occupés ou pressés de déménager, c’est un net avantage», souligne Anne-Sophie Hamel, porte-parole de CAA-Québec, un organisme qui offre des services-conseils dans les domaines de l’habitation et de l’automobile, entre autres.

Le courtier prend également en charge le volet paperasse: il consulte le Registre foncier afin de s’assurer que le vendeur est bel et bien propriétaire, contacte la Ville pour vérifier qu’aucun avis de non-conformité n’a été émis à l’égard de l’immeuble, rédige l’offre d’achat et guide les acheteurs au sujet de leur demande de financement. «Ces services peuvent être particulièrement bénéfiques pour les premiers acheteurs», estime Mme Hamel.

Grâce à leur réseau, les courtiers immobiliers possèdent également des informations privilégiées à propos du secteur qu’ils desservent. «Par exemple, ceux qui travaillent à Saint-Jean-sur-Richelieu savent quelles maisons ont subi des dommages lors des inondations qui ont eu lieu en 2011», dit M. Nadeau.

Malgré tous ces avantages, certains acheteurs préfèrent se débrouiller par eux-mêmes. «Comme je n’étais pas pressé d’acheter et que je travaille moi-même dans le domaine immobilier, l’idée d’effectuer mes propres recherches me plaisait bien. C’était aussi une question de sous, car je me disais que si mon courtier prenait un pourcentage sur la commission de l’agent inscripteur, cela pouvait faire grimper le prix de vente», indique Hugo Allard, un évaluateur agréé stagiaire qui a récemment acquis sa première propriété avec sa conjointe, dans la région de Québec.

Selon Robert Nadeau, plusieurs acheteurs ont cette même préoccupation. «On entend souvent dire que les courtiers travaillent uniquement pour leur commission. Si c’était vrai, ils ne s’évertueraient pas à négocier les prix à la baisse comme ils le font! Par ailleurs, on peut parfois obtenir un prix plus bas en faisant affaire avec un agent, parce qu’il a l’habitude de marchander et qu’il sait quels arguments utiliser pour faire fléchir le vendeur», conclut-il.

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SYLVIE PERRAS

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